L’Archive du maître du savoir : QR sur Tourbevase  

25/10/2018

Lawrence Schick, Maître du Savoir en chef d’ESO, a pris contact par transmetteur onirique avec son beeko Jee-Lar, un émigrant argonien de Tourbevase. Ce dernier a généreusement accepté de répondre au mieux à certaines de vos questions.

Salutations, peaux-sèches et cousin argoniens, Jee-Lar salue cette danse des questions ! Je vis pour étudier de nombreux sujets et me rappeler ce que j’ai appris, aussi espéré-je pouvoir répondre à vos nombreuses questions, vous pouvez me croire !

 

Le terme « Saxhleel » (que les Argoniens utilisent pour se décrire) s’applique-t-il également aux Nagas ? - Legoless

Oh que oui ! « Saxhleel » dans notre langue, le jel, désigne tous les peuples que les peaux-sèches, comme vous, qualifiez d’Argoniens. Les autres mortels de Tamriel restent parfois interdits devant la variété de nos formes physiques, mais telle est la volonté de l’Hist, et il ne peut donc en aller autrement. Tous les hommes-lézards humanoïdes existent grâce au gloor, à la fois volonté, besoin et désir de l’Hist d’engendrer multiples inévitabilités. Bon-bon ? « L’Hist gloor, les Saxhleel deviennent. » C’est évident !

 

Pourquoi Tourbevase abrite-t-il des créatures si semblables aux espèces indigènes de Morrowind ? – Zebendal

Bonne question, mais prise la queue devant ! Corrigeons-la : Pourquoi tant de bêtes de Morrowind sont-elles de toute évidence parentes des créatures du marais noir ? La réponse sort du cadre de l’histoire connue, mais envisagez ces faits connus et tirez-en votre propre conclusion. Un : de nombreuses régions de Morrowind, m’a-t-on dit, sont humides de climat, et chaudes à cause de l’activité volcanique, ce qui crée un environnement moite qui n’est pas sans rappeler nos propres marais ! Deux : depuis des millénaires, les Elfes noirs pillent nos frontières pour se fournir en main-d’œuvre, et en profitent pour remporter tout ce qui serait mobile et potentiellement précieux, dont le bétail et les animaux. L’image commence-t-elle à se dessiner malgré la brume de l’oubli ?

 

La vice-chanoinesse Heita-Meen a mentionné que Tourbevase faisait partie du Pacte de Cœurébène, avec Fangeombre et le Marais épineux. Dans ce cas, pourquoi cette petite région du sud du marais noir tout au sud appartient-elle au Pacte, alors que l’essentiel de la région n’en fait pas partie ? - Saleel

Je ne puis répondre pour la vice-chanoinesse, mais je pense que ses paroles tenaient plus de l’espoir que du fait historique, car bien que certains émissaires du Pacte œuvrent à Tourbevase pour ajouter notre région à leur confédération, la zone reste pour l’heure autonome, vous pouvez me croire ! D’ailleurs, Tourbevase ne possède aucune autorité centrale qui pourrait signer le Pacte…

 

Y a-t-il eu une période de l’histoire où les Argoniens sont devenus plus unifiés qu’au cours de la Deuxième Ère (puisqu’ils sont membres du Pacte de Cœurébène) ? - Jeancey

Ah, une question à tiroir ! Bien que le tiroir ne soit pas tant une question qu’une déclaration légèrement erronée, aussi vais-je commencer par là. Le Marais noir est une région occupée par de nombreuses tribus, pour la plupart autonomes, et les tribus qui ont rejoint le Pacte, généralement celles de la région nord, restent minoritaires (je crois ; personne n’en tient le compte exact, vous savez.)

Quant à savoir quand nous autres Argoniens, au fil de notre Hist-oire, avons pu être plus unifiés qu’aujourd’hui, la réponse est « jamais », car nous n’avons pour ainsi dire aucune histoire. Cela dit, on retrouve encore des récits et des légendes sur des époques mythiques où les tribus se sont unies pour repousser les invasions et les menaces. Certaines pourraient être vraies !

Les ruines de Tourbevase cachent de nombreux secrets

On m’a dit que vous êtes très savant sur la région de Tourbevase, dans le Marais noir, aussi j’aimerais savoir où sont les Lilmothiit ! Ou au moins, s’ils restent quoi que ce soit de l’époque où ils vivaient dans la région ? - Ta’asi

Ah, la réponse à votre question est bien triste ! Nos voisins vulpins, les Lilmothiit, déclinent depuis de nombreuses générations, et les clans les plus proches se sont retirés des côtes pour se rassembler près de la ville de la Rose noire, au nord de Tourbevase. Hélas, la Peste Knahataine, si terrible pour les peaux-sèches, frappa les Renards avec une létalité presque absolue. Aucun de mes interlocuteurs à Tourbevase n’a vu de Lilmothiit depuis bien des courants.

 

J’entre à peine dans l’âge adulte, et j’ai récemment entrepris un voyage dans le territoire de mon peuple, le marais noir. On me traite de « Lukiul. » Je n’ai jamais goûté la sève de l’Hist, et si j’en ai à présent l’occasion, je suis terrifié de me retrouver sous le contrôle d’une force que je ne comprends pas, et de l’effet que cela aura sur ma vie après la mort. On me dit que je n’aurai pas d’âme tant que je n’aurai pas rejoint l’Hist. Est-ce vrai ? Quand je rejoindrai l’Hist, que m’arrivera-t-il ? Perdrai-je mon individualité ? – Échos-des-Étoiles

En tant que Lukiul occasionnel moi-même, mes écailles s’humectent de pouvoir vous rassurer ! Je suis né dans la tribu que les peaux-sèches appellent Vive-Gorges en raison de notre cou coloré, et j’ai communié avec l’Hist depuis mon éclosion. Même lorsque j’ai ressenti l’appel de l’errance, qui m’empêchait de garder un contact quotidien avec l’Hist, je ne ressentais aucune peur, car je savais qu’il m’accueillerait toujours à mon retour. Et ce fut le cas ! Mon cou pâlit lorsque je passe trop de temps en Cyrodiil, mais retrouve toutes ses couleurs lorsque je regagne Tourbevase.

Mais revenons à votre situation : comme tous les Argoniens, vous descendez d’une tribu spécifique, même si vous êtes né loin de son territoire et de son Hist. Apprenez à quelle tribu appartenaient vos aïeux, rendez-vous sur leur domaine, et vous serez accueillis « chez vous » comme si vous n’aviez jamais vécu ailleurs. À moins bien sûr que vos parents ne proviennent d’une des tribus qui détestent les Lukiuls et les tuent à vue. Mais elles sont rares, alors pourquoi s’inquiéter ? Ce n’est pas bon pour les crêtes.

 

Si j’ai bien compris, l’impermanence est un concept omniprésent dans la culture et le mode de vie argoniens. Comment un membre de cette culture peut-il devenir historien, c’est-à-dire garant de la préservation des reliques, chargé d’extraire les connaissances du passé et de donner une forme de permanence à la mémoire collective ? À moins que vous ne considériez votre tâche autrement ? Comment considérez-vous le mot « Historien » lui-même. Êtes-vous un Histor-ien ou un Hist-orien ? – Oilbhreis Écoute-Vent

Ha ha ha ! Jee-Lar trouve votre jeu de mot tamriélique amusant, bien qu’il soit intraduisible en jet, car notre langue ne possède pas les concepts nécessaires pour votre commentaire spirituel ! Mais la première partie de votre question est aussi grave qu’un essaim de mouches à viande, aussi la traiterai-je sérieusement. L’impermanence est effectivement omniprésente dans la culture argonienne, vous pouvez me croire ! Si omniprésente que même cette impermanence n’a pas de permanence, et le marais noir connaît parfois des phases où certains Saxhleels décident de construire en pierre, ou de déclarer des dogmes inflexibles. Cela arrive ! Comme il arrive que je suis un Argonien capable de détecter les jeux de cause et d’effets, et que je brûle de les rassembler sur une chronologie, comme mon oncle Nomeesh ressent le besoin d’enfiler des perles colorées sur des fibres tressées pour en faire des besaces en mosaïque. Bon-bon ?

 

Mille mercis à notre maître du savoir en chef Lawrence Schick, et bien sûr à l’estimable historien Jee-Lar pour avoir répondu aux questions de la communauté d’ESO sur Murkmire. Si vous n’avez pas vu votre question dans cet article, pas d’inquiétude : la 2e partie de cet entretien paraîtra dans les semaines à venir !

Le Pack de jeu téléchargeable Murkmire est à présent déployé sur PC/Mac et arrivera le 6 novembre sur PlayStation®4 et Xbox One.

Plus sur Archives du maître du savoir